Histoire de recherche
Un nouvel outil d’apprentissage automatique aidera à résoudre l’un des casse-tête les plus complexes de la biologie : trouver les microbes les plus rares sur Terre. C’est un peu comme chercher des aiguilles dans une botte de foin, à la différence que les aiguilles sont microscopiques et qu’elles pourraient être la clé qui nous aide à comprendre le fonctionnement des écosystèmes.
L’outil, appelé ulrb (pour Unsupervised Learning Based Definition of Microbial Rare Biosphere), utilise l’intelligence artificielle pour repérer ces microorganismes insaisissables qui jouent pourtant un rôle prépondérant dans le maintien de la santé des écosystèmes de la planète. Ce logiciel libre révolutionnaire agit comme un détective hyper intelligent capable de repérer les perles rares parmi des milliards d’autres microbes.
Produit d’une collaboration entre l’
« L’outil permet de résoudre un problème important en écologie microbienne : comment définir la rareté d’un microorganisme », déclare Paula Branco, coauteure de l’étude et professeure agrégée à l’
Francisco Pascoal, doctorant au CIIMAR, a dirigé la conception du programme statistique en langage R d’ulrb dans le cadre de sa recherche doctorale. « Nos résultats montrent qu’ulrb nous permet non seulement d’identifier les microorganismes rares, mais aussi de traiter d’autres types de jeux de données, comme les données de recensement d’arbres, par exemple. Cette polyvalence en fait un outil puissant qui peut servir à différentes applications en écologie. »
L’étude, qui a servi à tester ulrb avec divers ensembles de données portant sur des microbiomes, a été réalisée entièrement par ordinateur. Elle a permis de démontrer la robustesse du modèle statistique utilisé et laisse entrevoir de nombreuses applications pratiques, comme la caractérisation du microbiome de récifs coralliens.
Disponible en version libre sur
Lancé en 2022, le projet marque un nouveau chapitre dans la façon d’étudier le monde secret des microorganismes. Pour en savoir plus, consultez l’article «
Le présent article a été adapté et publié avec l’autorisation de l’