Histoire de recherche
Francesca Kerton, professeure à la faculté de chimie de la Memorial University, dit s’être lancée en science pour résoudre des problèmes environnementaux.
Dès le début de ses études universitaires en chimie, qu’elle suivait avec une mineure en science environnementale, elle s’est aperçue qu’elle aimait tenter des expériences inédites. Elle adorait apprendre comment fonctionnent les choses.
Lorsqu’elle est passée au niveau du doctorat, elle s’est intéressée à la chimie verte — notamment à la mise au point d’écoplastiques et à l’utilisation de molécules pour réduire la quantité d’énergie nécessaire à différents procédés.
Elle a rencontré des scientifiques de différentes universités et a réalisé qu’elle pourrait voyager de par le monde dans le cadre de son travail si elle empruntait la même voie. C’est ainsi qu’elle a fini par mettre le cap sur le Canada pour se consacrer à la recherche au niveau postdoctoral, arrêtant son choix sur la Memorial University. C’est dans cette université que, depuis 18 ans, elle travaille à faire avancer le développement durable grâce à la science.
Le travail de Mme Kerton s’articule autour des
Sa collègue à la faculté de génie et des sciences appliquées, Kelly Hawboldt, lui a suggéré de collaborer avec la Newfoundland and Labrador Aquaculture Industry Association afin de déterminer les flux de déchets provenant de la transformation du poisson, des mollusques et des crustacés.
À Terre-Neuve-et-Labrador en 2021, la production de fruits de mer s’élevait à 3 731 tonnes. Dans la plupart des régions, les coquilles et carapaces ainsi que la chair rejetée finissent au dépotoir, où elles se décomposent et génèrent des gaz à effet de serre, ou sont jetées en mer, où elles contribuent à la prolifération d’algues, ce qui nuit à l’ensemble de l’écosystème océanique.
Depuis les deux dernières années, Mme Kerton ainsi que les doctorantes Sachel Christian-Robinson et Megan Fitzgerald travaillent à trouver des façons de valoriser les coquilles de moules rejetées dans la transformation des aliments, par exemple en les utilisant comme matériaux de stockage d’énergie ou dans l’administration de médicaments.
« Si on espère surmonter toutes ces crises qui secouent le monde, il faut s’assurer que tout le monde a sa place à la table », affirme-t-elle. « Y compris les gens en science et en génie. Tout le monde aborde la résolution de problème un peu différemment. Et la recherche, c’est en grande partie un travail d’équipe. Il est donc essentiel de s’ouvrir à toutes sortes de perspectives pour rectifier les injustices écologiques. »
En dehors de la recherche, Mme Kerton aime encadrer les étudiantes et étudiants et les aider à découvrir tout l’éventail de projets et de choix de carrières qui s’offrent à eux dans le domaine des STIM (sciences, technologie, ingénierie et mathématiques) et au-delà.
Sa propre carrière est jalonnée d’honneurs, comme le
Dernièrement, elle a été nommée l’une de trois Canadiennes fonceuses qui créent un environnement plus sûr et plus propre au titre du
Le présent article a été adapté, traduit et publié avec l’autorisation de la