Histoire de recherche
À l’aide d’une
Mais comment le phosphore se retrouve-t-il dans le ruissèlement nival? Mme Kumaragamage explique que lorsque l’eau de la fonte des neiges stagne dans un champ pendant deux ou trois semaines, le sol y libère du phosphore.
Et les problèmes commencent lorsque l’eau de la fonte des neiges s’écoule dans les cours d’eau.
En plus de la subvention à la découverte du CRSNG, la chercheuse a obtenu une subvention d’Environnement Canada pour étudier certains amendements qui pourraient réduire la quantité de phosphore qui se retrouve dans l’eau stagnante.
Selon la chercheuse, si les agriculteurs pouvaient déterminer les zones de leur champ qui sont inondées au printemps, ils pourraient alors y épandre un amendement pour réduire le phosphore libéré par le sol pendant la fonte des neiges.
La chercheuse a étudié cinq amendements : le gypse, l’alun, le sulfate de magnésium, le chlorure de fer et le carbonate de calcium. Cependant, il est trop tôt pour déterminer lequel est le plus efficace et pratique à utiliser. Il faut faire des essais sur le terrain.
La prochaine étape consistera à travailler avec un plus grand nombre d’agriculteurs manitobains. Le but est de se rendre dans des champs inondés — des champs où un amendement a été ajouté et d’autres où aucun amendement n’a été ajouté — et d’y prélever des échantillons du ruissèlement de la fonte des neiges, puis de les analyser pour détecter la présence de phosphore.
Mme Kumaragamage ajoute qu’au printemps 2021, avec un peu de chance, des agriculteurs commenceront à mettre à l’essai les amendements dans le cadre des travaux de recherche.
« Je crois qu’il est important de réduire la présence de phosphore dans les cours d’eau, conclut Mme Kumaragamage. Si chaque secteur réduit sa contribution, il sera alors possible de réduire véritablement la quantité de phosphore. »
Cet article a été traduit avec la permission de l’