Profil | Histoire de recherche
Hydrogéologue à la University of Guelph, Beth Parker a révolutionné la protection de la ressource en eau douce la plus vitale du Canada – sa nappe phréatique – en sondant les profondeurs de la terre pour étudier le mouvement des contaminants dans les aquifères du socle rocheux fracturé.
Mme Parker a transformé la façon dont les scientifiques conçoivent la diffusion des contaminants dans la roche fracturée, où ils demeurent souvent durant des décennies, voire plus longtemps encore. Ses découvertes au sujet de la diffusion des substances polluantes et de la tendance qu’elles ont, lorsqu’elles s’accumulent dans des zones à faible porosité, à s’infiltrer petit à petit dans les eaux souterraines ont permis d’expliquer pourquoi les méthodes d’épuration traditionnelles se soldent souvent par un échec. Son travail a mené à l’adoption, partout dans le monde, de nouvelles stratégies de réhabilitation durables et efficaces.
La chercheuse a mis au point plusieurs méthodes et outils innovants, notamment les approches COREDFN et « golden spike », qui rendent possibles la surveillance à haute résolution et la modélisation prédictive des réservoirs d’eaux souterraines. Ses méthodes sont maintenant utilisées par des municipalités, des firmes d’ingénierie et des décisionnaires qui s’en servent pour évaluer les risques, orienter les démarches de réhabilitation et protéger les réserves d’eau potable, notamment dans les communautés rurales et autochtones.
Dans le contexte actuel où l’urbanisation et les changements climatiques ont un effet de plus en plus important sur les aquifères, les découvertes fondamentales et recherches innovantes de Mme Parker continueront d’éclairer les efforts de protection de la nappe phréatique, qui permettront de garantir l’accès à une eau propre pour les générations futures.