Prix
Le Prix Donna-Strickland du CRSNG soulignant les retombées sociales de la recherche en sciences naturelles et en génie récompense chaque année une personne ou une équipe dont les travaux de recherche remarquables en sciences naturelles ou en génie au Canada ont donné lieu à des bienfaits exceptionnels pour la société, l’environnement ou l’économie du pays.
Les bienfaits exceptionnels peuvent toucher une ou plusieurs sphères interdépendantes de la vie canadienne, par exemple :
- améliorations apportées à des procédures particulières dans la société (p. ex. lois, règlements, protocoles);
- promotion de nouveaux angles d’attaque des problèmes sociaux;
- améliorations de la qualité de vie;
- contribution au débat public;
- améliorations à l’élaboration de politiques;
- réduction des déchets et de la pollution;
- protection des espèces;
- réduction de l’incidence des polluants sur les écosystèmes et les êtres humains;
- améliorations apportées à l’exploitation durable des ressources;
- protection des écosystèmes;
- réduction de l’incidence des changements climatiques;
- contribution à la croissance économique et à la création de richesses;
- lancement d’une technologie de rupture;
- création d’un nouveau secteur industriel.
Le matin du 2 octobre 2018, Donna Strickland a reçu l’appel téléphonique dont tous les chercheurs rêvent, mais auquel ils ne s’attendent pas : elle venait de recevoir le prix Nobel de physique 2018 pour ses travaux de recherche sur l'amplification par dérive de fréquence (chirped pulse amplification). Elle partage ce prix avec Gérard Mourou (Université du Michigan), son directeur de recherche au doctorat, et Arthur Ashkin (Bell Laboratories).
Mme Strickland est née le 27 mai 1959 à Guelph (Ontario), au Canada. Elle a obtenu un baccalauréat en génie à la McMaster University et un doctorat en optique à la University of Rochester, dans l’État de New York. C’est à cette dernière université qu’elle a entrepris avec M. Mourou les travaux qui allaient lui valoir le prix Nobel. Ces travaux ont mené à la découverte d’une méthode permettant de créer des impulsions laser ultracourtes et de très haute énergie, ce qui a radicalement transformé l’utilisation des lasers.
Après avoir obtenu son doctorat, Mme Strickland a été nommée attachée de recherches au Conseil national de recherches du Canada, puis a travaillé comme physicienne au Lawrence Livermore National Laboratory pour ensuite intégrer le personnel technique de la Princeton University.
En 1997, Mme Strickland a commencé à travailler à la University of Waterloo à titre de professeure adjointe au département de physique et d’astronomie. Elle y a rapidement établi un groupe de recherche sur les lasers ultrarapides qui se consacre au développement de systèmes laser de haute intensité pour utilisation dans le domaine de l'optique non linéaire.
Tout au long de sa carrière, Mme Strickland a reçu plusieurs prix et bourses, notamment la bourse de recherche Sloan, le Prix du premier ministre pour l’excellence en recherche, le prix Cottrell Scholar et le prix Golden Plate de l’American Academy of Achievement. Elle est membre de l’organisation The Optical Society (États‑Unis), de la Société royale du Canada, de la Royal Society (Royaume-Uni) et de l’organisation internationale SPIE (International Society for Optics and Photonics). Elle est également membre honoraire de l’Académie canadienne du génie et de l’Institute of Physics (Royaume-Uni) ainsi que membre étrangère de la National Academy of Sciences (États‑Unis).
Mme Strickland est aujourd’hui professeure titulaire à la University of Waterloo. Elle est la première Canadienne et la troisième femme à remporter le prix Nobel de physique. Sa découverte de l'amplification par dérive de fréquence a profondément changé la façon dont nous utilisons les lasers dans les soins de santé et le développement de matériaux ainsi que la compréhension que nous avons de la physique fondamentale. Les applications de cette découverte dans les domaines industriel et médical comprennent le traitement du cancer, la chirurgie oculaire au laser, l’usinage précis de matériaux comme le verre servant à protéger les téléphones intelligents ainsi que l'imagerie ultrarapide des processus moléculaires.
En plus d’être respectée pour sa contribution remarquable à la recherche et les incidences importantes de ses travaux sur la société, Mme Strickland continue d’être reconnue pour le leadership et la passion dont elle fait preuve en encourageant les jeunes à se lancer dans les disciplines STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) et à faire carrière en recherche.
L’information contenue dans ce document d’information est tirée en grande partie du profil et de la proposition de prix publiés par la University of Waterloo et de l’annonce du prix Nobel.
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